pix : Quelque part entre la France & l'Angleterre
Mes pas résonnent sur le sol,
Les gens bougent autour de moi,
Un peu perdu, je me dirige vers la porte d'embarquement n° o6 . . .
Mon sac cramponné sur le dos . . .
Je tends mon billet à l'hôtesse.
Je me tourne machinalement en arrière . . .
Il y a des jours où l'on doit fuir plus loin encore . . .
Je dis alors au revoir à Beauvais . . .
Je sors dehors . . .
Je m'en vais . . .
Un air doux et entrainant dans la tête . . .
. . . Et la tête dans les étoiles . . .
Je prends place à mon siège,
J'attache ma ceinture de sécurité,
Je me hasarde à regarder par le hublot,
Dehors tout est gris,
Nuageux,
Triste . . .
J'ai longtemps contemplé le ciel,
Allongé dans l'herbe,
En rêvant d'ailleurs . . .
Et parfois,
" Rêver " ne suffit plus . . .
Parce qu'on a trop peu de temps pour profiter . . .
Alors on est chez soi,
On allume l'ordinateur,
On décide avec un ami de partir,
On choisit une destination à la hâte,
Et on prend le premier billet qui nous tombe sous la patte.
Les moteurs de l'appareil vrombissent,
Me tirant de mes pensées,
Et faisant trembler tout l'habitacle.
On commence à gagner de la vitesse,
Puis,
dans un élan magique,
Je sens tout mon corps s'élever à l'oblique . . .
Je retiens ma respiration.
Comme une flèche,
L'appareil file droit dans les nuages,
Comme pour les transpercer d'un coup,
Comme pour faire face à ces moments de gris,
Ces moments de tristesse . . .
Et,
Dans un éclat de lumière aveuglante,
Les surpasser . . .
Je me retrouve alors baigné de lumière,
A naviguer à toute vitesse
Au dessus d'une mer de coton,
d'une mer nuageuse,
Douce et claire . . .
Je souris,
D'un point de vue métaphorique
J'ai l'impression d'avoir surmonté " mes " propres nuages gris . . .
Je me sens en sécurité là haut . . .
Inaccessible . . .
Ailleurs . . .
Je profite pendant de longues minutes de ce spectacle magnifique,
Je contemple le moindre nuage,
Le moindre bleu du ciel,
Le reflet du soleil sur l'aile gigantesque de l'avion,
En paix . . .
Mais ces moments ne sont pas faits pour durer éternellement,
Excepté dans nos souvenirs,
L'immense oiseau de métal pique du nez . . .
J'imagine que nous sommes en train de nous crasher sur une certaine île déserte . . .
Mais il n'en est rien . . .
Des habitations m'apparaissent,
Des grandes plaines vertes,
De minuscules voitures,
Puis,
L'avion se pose dans quelques secousses . . .
Je me détache
Dit au revoir aux hôtesses (Dédicace à la Transsexuelle xD),
Traverse un long couloir,
De nouvelles personnes m'apparaissent,
Des nouveaux visages,
STOP !
Contrôle des Douanes,
Pour voir si je suis terroriste, je tend ma carte d'identité
On me dit " Cheese ! " alors Moi, comme bon Français je souris à la douanière !
Mais, après avoir vécu 3 jours là-bas,
J'ai compris par la suite que c'était une sorte de formule de politesse
Pour remercier !
xD J'suis trop un boulet !
Bon sang, J'y suis . . .
La voix d'une dame s'élève alors dans le " John Lennon Airport ",
Une voix porteuse de bonnes nouvelles . . .
" Ladies and Gentlemen . . . Welcome in Liverpool " . . .
Et je respire à nouveau . . .